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Entre clichés et invisibilité, les femmes noires toujours mal représentées dans les médias

Entre clichés et invisibilité, les femmes noires toujours mal représentées dans les médias




Au deuxième étage de Sciences Po, à Paris, on repousse les murs. Les retardataires tentent de trouver une place en apportant des sièges supplémentaires. La conférence “Les femmes noires dans les médias : places et représentations” fait salle comble. Une quarantaine de personnes ont réussi à s’inscrire. L’association organisatrice, Sciences Curls, qui interroge les implications politiques et culturelles des cheveux afros, a reçu plus de 100 demandes, mais impossible pour elle de trouver une salle plus grande. Pour ne frustrer personne, l’asso a dû organiser un Facebook live.

“17 %”. Ce pourcentage introduisant les interventions donne le ton : c’est la part de personnes perçues comme non-blanches à la télévision en 2018 selon le CSA. Alors, quand on demande aux intervenantes de citer un exemple de femme noire qui a fait la une des médias dernièrement, la tâche n’est pas si simple. “J’ai encore dû chercher longtemps. C’est caractéristique, il y a peu ou pas de traitement des femmes noires”, témoigne Léa Mormin Chauvac, journaliste à Libération.
Il en existe pourtant, même si elles restent rares. Sibeth Ndiaye a récemment fait les frais de commentaires racistes et sexistes sur les réseaux sociaux lors de sa nomination au porte-parolat du gouvernement. Sur Twitter, elle a été comparée et mise en compétition avec Rama Yade, secrétaire d’Etat sous la présidence Sarkozy : la première étant jugée “provocante” à cause de ses cheveux afros, et la seconde “respectueuse” de la fonction. Une façon raciste de distinguer ce que serait “une bonne” noire d’une “mauvaise” noire. “S’être attaqué comme ça à la coiffure afro d’une personnalité publique, c’est très symptomatique, affirme une autre intervenante, Mélanie Wanga, co-créatrice des podcasts Le Tchip (sur la pop culture noire) et de Quoi de Meuf (sur les féminismes intersectionnels), c’est une question très sensible en France.”

Peu visibles dans les médias, les femmes noires sont, par ailleurs, souvent cantonnées à des rôles bien définis. Celle de la victime tout d’abord, comme Naomi Musenga, la jeune femme dont l’appel au Samu n’avait pas été pris au sérieux et qui est décédée quelques heures plus tard. A l’opposé on retrouve les figures des femmes surpuissantes et inaccessibles, issues de la pop culture, à l’instar de Beyoncé. Si Mélody Thomas, journaliste à Marie Claire, constate une plus grande visibilité des femmes noires dans les médias ces dernières années, quoique relative, elle s’interroge toutefois sur le prisme utilisé. “Les choses évoluent. Malgré tout, on reste sur une vision de la culture noire à travers la pop culture. Mais quelle est sa place dans la société ou la politique ?”

L’influence des afroféministes

Un pan médiatique a longtemps accumulé clichés et stéréotypes sur les femmes noires : la mode. Iman, mannequin somalienne et fille de diplomates, était étudiante en droit quand le photographe Peter Beard la fait venir aux Etats-Unis et la met en scène comme une sauvage exotique. Naomi Campbell, quant à elle, supermodèle des années 90, a été très sexualisée. Après ces générations de top modèles noires animalisées, Mélody Thomas estime que “le regard a aujourd’hui changé sur ce qu’on attend d’une mannequin noire”. La preuve en la personne d’Adut Akech, sud-soudanaise de 18 ans, désignée “mannequin de l’année 2018”.
Ces stéréotypes suivent aussi les femmes noires, célèbres comme anonymes, sur les réseaux sociaux. Une des caricatures récurrentes : celle de la “angry black woman”, la femme noire en colère. Une façon de décrédibiliser la parole des femmes noires en les présentant comme toujours agressives ou mal élevées. Face à une parole raciste qui se libère, les afroféministes, ces féministes qui travaillent tout particulièrement sur les intersections entre le racisme et le sexisme, sont régulièrement la cible d’attaques sur les réseaux sociaux. Pour autant, la communauté afroféministe s’est réellement approprié ce domaine virtuel. “Twitter est un espace d’éducation. Les afroféministes arrivent à y vulgariser des concepts et des théories pas nécessairement connues”, avance Mélanie Wanga.

Les médias traditionnels à la traîne

Si ces sujets circulent depuis quelques années sur les réseaux sociaux, ils ont encore du mal à percer dans les médias classiques. “Les utilisatrices de Twitter ont dix ans d’avance sur les médias traditionnels, défend Léa Mormin Chauvac. Ces derniers courent derrière les réseaux sociaux. Mais leur démarche ne me paraît pas sincère : j’ai l’impression qu’ils ne s’intéressent à ces sujets que pour retenir une audience.”
Mélanie Wanga confirme qu’au début de sa carrière, les médias mainstream n’acceptaient pas ses sujets, de peur de voir baisser l’audience. C’est à travers un nouveau format, le podcast, que la journaliste a notamment pu développer les sujets afroféministes. “C’est très variable selon les médias et notre poste, analyse Christelle Murhula, jeune journaliste. Dans ma rédaction actuelle, le fait que je sois une femme noire fait qu’on accepte directement les sujets afroféministes que je peux proposer, car je serais plus concernée. Alors que dans d’autres rédactions mainstream, on me disait, au contraire, que je n’avais pas assez de recul.”
Dans les rédactions, les journalistes noires se retrouvent souvent isolées, et risquent alors de se sentir illégitimes. Pour faire bouger les choses, Mélanie Wanga plébiscite une forme de sororité. “On peut s’appuyer sur des gens qui veulent aller dans le même sens, peut-être faire des projets en commun. Il ne faut pas rester isolée, mais aller vers des gens qui font des choses que vous admirez.” Être ensemble pour être plus fortes. Et ne plus jamais être invisibles.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/entre-cliches-et-invisibilite-les-femmes-noires-toujours-mal-representees-dans-les-medias/

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Publish date : 2019-04-19 18:17:33

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On a suivi les militant.e.s écolos parti.e.s bloquer les pollueurs à la Défense

On a suivi les militant.e.s écolos parti.e.s bloquer les pollueurs à la Défense




Le lieu était tenu secret jusqu’à ce matin. Vendredi 19 avril, une grande action de désobéissance civile pour le climat a eu lieu dans le quartier de la Défense, à Paris. Lancée par GreenPeace, les Amis de la Terre et Action Non Violente-COP21 (ANV COP-21), et soutenue par onze autres ONG – Extinction Rebellion France, Unis pour le climat… – l’opération portait un nom on ne peut plus clair : “Bloquons la république des pollueurs.”
Elle avait été annoncée dans une tribune publiée sur Francetvinfo : “Pour que le droit de toutes et tous à une vie digne soit respecté, aujourd’hui comme demain, les cadeaux d’Emmanuel Macron aux multinationales doivent cesser (…) La République des pollueurs doit être paralysée.” Dont acte : selon les organisateurs, 2030 personnes ont participé au blocage de l’entrée des tours de la Société générale, d’EDF, de Total mais aussi des locaux du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.
Aujourd’hui à La Défense a lieu une grande action de désobéissance civile pour le climat à l’initiative de plusieurs ONG. Ici, le siège de la Société générale est bloqué #RépubliqueDesPollueurs pic.twitter.com/h7DMG5Frgf— Amélie Quentel (@ameliequentel) April 19, 2019

“Scène de crime climatique”
Il est presque 9 heures devant le siège de la Société générale, et sous les yeux de salariés interloqués – “Nous partageons votre constat, mais vous allez vous mettre tout le monde à dos”, “ça ne sert à rien” – des militant.e.s donnent de la voix. “Moins de banquiers, plus de banquise”, “Et 1, et 2, et 3 degrés – C’est un crime, contre l’humanité”, “Changer le système, pas le climat”, crient plusieurs personnes postées aux différentes entrées de la grande tour. Certaines sont debout, d’autres assises derrière des bannières “scène de crime climatique”. Plusieurs ont également réussi à rentrer à l’intérieur du bâtiment, et restent assises calmement dans le hall, sous les yeux des agents de sécurité. Idem dans tous les autres lieux bloqués.
Des militant.e.s sont à l’intérieur du siège de la Société générale… et ne semblent pas décidé.e.s à sortir #RepubliqueDesPollueurs pic.twitter.com/RRgLUSsAXv— Amélie Quentel (@ameliequentel) April 19, 2019

Le visage d’Emmanuel Macron est affiché partout : sur les murs, le sol, les vitres de la tour. Des portraits du chef de l’Etat, décrochés dans plusieurs mairies des dernières semaines par des militant.e.s d’ANV-COP 21, sont également brandis. Il est présenté comme “le président des pollueurs”.
“Nous demandons que le gouvernement cesse ses concessions auprès des multinationales : au lieu d’être prises par les personnes censées nous représenter, les politiques pour le climat se prennent ici, à la Défense”, nous dit Jon Palais, l’un des fondateurs d’Alternatiba et ANV-COP 21. Et de rappeler comment EDF privilégie le nucléaire, ou comment Total préfère investir dans les énergies émettrices de gaz à effet de serre. Idem la Société générale, dont les Amis de la Terre avaient pointé le soutien à l’exportation du gaz de schiste.
“La loi permet de nous tuer”
Or, selon le militant écologiste, “le problème est qu’aujourd’hui il est légal pour toutes ces entreprises de continuer ces activités polluantes, qui détruisent les conditions de vie de l’humanité. En fait, la loi permet de nous tuer”. D’où l’action d’aujourd’hui, même si les marches ou pétitions pour le climat sont pour lui “indispensables”. “On désobéit parce qu’il y a une distorsion entre ce qui est légal et légitime. L’idée n’est pas juste d’être dans quelque chose de plus radical : en interpellant et en empêchant vraiment l’activité de ces entreprises, notre démarche est justement civique et vertueuse.”
Toutes les personnes participant à ce blocage ont dû suivre une formation de désobéissance civile, axée notamment sur l’aspect “non-violent”. Lequel est très important selon Claire, une membre de GreenPeace qui se félicite que le blocage se passe dans “le calme”. C’est le cas : quand les forces de l’ordre viennent tenter déloger plusieurs activistes en les gazant, tout le monde lève les mains en criant : “La police doucement, on fait ça pour vos enfants.” Ils et elles restent en place, tandis que certain.e.s sont pris.e.s en charge par les street-medics.

“Il fallait passer la seconde et faire une action beaucoup plus forte”
La militante rappelle que l’ONG est habituellement peu coutumière de ce genre d’actions. Mais que, vu la situation actuelle, il était nécessaire d’agir d’aujourd’hui : “Cela fait des semaines que nous marchons pour le climat, avec toujours plus de monde. Pourtant, rien ne bouge ! Il fallait donc passer la seconde, et faire une action beaucoup plus forte.” Elle a conscience de pouvoir terminer en garde à vue, mais le fait “en connaissance de cause” : “On s’expose à certains risques, mais c’est pour un combat qui est légitime. Le but est de faire bouger le gouvernement. On ne lâchera rien tant que ça ne sera pas le cas.”
Même discours chez Julie, Claire et Audrey, trois jeunes femmes bloquant une entrée latérale – la première est même accrochée à un poteau avec du serflex. Après la première marche pour le climat, cette action est la deuxième “manif” d’Audrey, qui arbore un brassard vert : “Il y a beaucoup de monde qui vient des marches, et qui découvrent ce type d’action, qui me semble inévitable. Les deux sont complémentaires.” Claire : “Le but est de rester le plus longtemps possible. On n’est pas contre discuter avec les travailleur.s.es, c’est intéressant de pouvoir échanger les points de vue”.
Celle qui vient plutôt du “social” estime que les combats sont liés : “Justice sociale, fiscale, environnementale… Toutes ces luttes convergent pour aller vers une nouvelle répartition des ressources.” Selon elle, “les recours institutionnels et légaux ne servent pas à grand-chose, car ils seront de toute façon récupérés d’une manière qui ne me convient pas, puisque le système ne me convient pas. Il faut un rapport de force”. Il est environ midi, les militant.e.s sont toujours là. Un panneau en hauteur fait défiler une publicité de la Société générale. Son message : “C’est vous l’avenir.”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/on-a-suivi-les-militantes-ecolo-partis-bloquer-les-pollueurs-a-la-defense/

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Publish date : 2019-04-19 16:00:00

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Accusé d’agression sexuelle, Denis Baupin perd son procès pour diffamation

Accusé d’agression sexuelle, Denis Baupin perd son procès pour diffamation




C’est le sourire aux lèvres que les prévenus ont écouté la décision du tribunal correctionnel de Paris, raconte l’AFP. Les douze personnes que Denis Baupin avait poursuivi pour diffamation ont été relaxées ce vendredi 19 avril. Parmi elles, des journalistes de Médiapart et de France Inter et des femmes à qui ces médias avaient donné la parole en 2016 pour témoigner contre l’ex-député écologiste. Elles l’accusent d’agressions sexuelles et de harcèlement.
Le tribunal demande à Denis Baupin de verser 500 euros à chacun des prévenus pour procédure abusive. Maître Pierrat, avocat de l’ancien député, a déjà annoncé dans un communiqué de presse publié sur Twitter que son client se “réservait le droit de faire appel”.

Trois ans d’affaire Baupin

Ce procès intervient trois ans après le début de ce qui est aujourd’hui appelé “l’affaire Baupin”. En mai 2016, Médiapart et France Inter ont révélé huit témoignages de femmes – puis cinq autres quelques semaines plus tard – qui dénonçaient des comportements qu’elles ont jugé inappropriés : gestes déplacés, tentative de baiser non désiré, envois de SMS insistants, pour certains à caractère sexuel. Quatre plaintes contre Denis Baupin ont été déposés suite à ces publications. En mars 2017, le procureur de Paris a annoncé que ces plaintes étaient classées sans suite pour prescription.
Denis Baupin a ensuite poursuivi les femmes qui l’accusaient, les journalistes et les rédactions pour diffamation. Le procès a débuté en février dernier. Celui qui a également été vice-président de l’Assemblée Nationale de 2012 à 2016 ne s’est jamais rendu au tribunal pour assister aux audiences. Immédiatement après le rendu du verdict, les prévenues ont partagé leur joie sur Twitter.
Cette photo de joie est dédiée à toutes les victimes de violences sexuelles qui partout se battent pour la reconnaissance de leurs droits: c’est possible, il faut y croire #metoo #baupin condamné pour procédure abusive contre ses victimes #ensemble pic.twitter.com/v1PU32VIrd— Rousseau Sandrine (@sandrousseau) April 19, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/accuse-dagression-sexuelle-denis-baupin-perd-son-proces-pour-diffamation/

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Publish date : 2019-04-19 15:38:05

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Comment Alexandre Benalla a “enfumé” Benoît Hamon

Comment Alexandre Benalla a “enfumé” Benoît Hamon




Avant d’être chargé de mission pour Emmanuel Macron, Alexandre Benalla gravitait autour du Parti Socialiste. Longtemps garde du corps, le jeune homme semblait déjà se jouer des procédures. D’après une enquête de la cellule investigation de Radio France, il aurait même “enfumé” Benoît Hamon pour obtenir un badge pour l’Assemblée nationale.
Accès à la salle de sport
En octobre 2014, après avoir assuré la protection de Martine Aubry, puis de François Hollande et d’Arnaud Montebourg, Alexandre Benalla finit par être embauché par une société de sécurité privée, Velours. Selon franceinfo, ce même mois, l’ex-garde du corps demande à Benoît Hamon, revenu sur les bancs de l’Assemblée nationale après son passage au gouvernement, un badge “pour qu’il ait accès à la salle de sport”. Problème : ces cartes ne sont censées être délivrées qu’à des membres de la famille, à des assistants rémunérés ou à des collaborateurs des partis politiques. Or, Alexandre Benalla n’est rien de tout ça ; il ne travaille même plus au Parti Socialiste.

Pourtant Benoît Hamon, qui connaît Benalla du service d’ordre du PS, accepte, et l’Assemblée nationale lui accorde le laissez-passer. Sur le dossier fourni, il est indiqué que celui qui deviendra médiatisé pour ses actions violentes, place de la Contrescarpe le 1er mai 2018, est “chauffeur-assistant au Parti Socialiste”. L’actuel candidat aux élections européennes assure ne pas avoir produit de faux : “Il m’a probablement menti […]. Nous nous sommes basés sur ce que nous disait Benalla. Je me suis fait enfumer !” a-t-il déclaré à franceinfo.
Le badge aurait-il servi à démarcher les parlementaires ? 
Le média public a découvert que le badge délivré à Benalla ne permettait pas d’accéder à la salle de sport, comme il l’avait affirmé devant la commission d’enquête du Sénat, mais seulement à la “bibliothèque et au bureau de M. Hamon”. franceinfo pose la question : Alexandre Benalla se serait-il servi de cet accès pour démarcher des parlementaires ?
Le jeune garde du corps n’en est pas à son coup d’essai pour accéder aux sphères décisionnaires du pays. En 2013, la députée de la Somme, Pascale Boistard, lui fournit un badge de “collaborateur parlementaire bénévole” pour accéder à la bibliothèque et la salle de sport, encore une fois.
Un poste créé pour lui et un passeport de service
En 2016, il devient “chef de cabinet bénévole” de la délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outremer, un titre spécialement inventé pour lui. La délégation est aux mains de Jean-Marc Mormeck, boxeur multiple fois champion du monde, que Benalla a rencontré au siège du PS quelques années plus tôt.
Selon les informations de franceinfo, Alexandre Benalla aurait rédigé lui-même la lettre de mission indiquant les contours de ce nouveau poste, créé pour lui. Il aurait également demandé un badge professionnel, “rarement accordé aux salariés de la délégation” précise franceinfo, ainsi que des passeports de service pour passer les frontières plus facilement.
La commission d’enquête du Sénat a interrogé Jean-Marc Mormeck sur ce dernier point. Il a affirmé que ces passeports ont été utilisés pour un voyage… en Allemagne. Alexandre Benalla n’aurait jamais restitué le sien, selon franceinfo, il l’aurait perdu il y a quelques mois.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/comment-alexandre-benalla-enfume-benoit-hamon/

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Publish date : 2019-04-19 12:32:16

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Une journaliste tuée par balle en Irlande du Nord

Une journaliste tuée par balle en Irlande du Nord




Alors que des affrontements étaient en cours dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 avril dans le quartier de Creggan de la ville nord-irlandaise de Londonderry, une journaliste de 29 ans, Lyra McKee, a été tuée par balle. La police a ouvert une enquête pour meurtre et a indiqué qu’elle traiterait cet événement comme un “incident terroriste”.
Ces violences sont survenues juste avant le week-end de Pâques, un moment où les républicains nationalistes (catholiques) célèbrent le soulèvement qui a eu lieu à Dublin en 1916 pour obtenir l’indépendance de l’Irlande. Leona O’Neill, une journaliste également sur place pendant la nuit, a relayé des images sur Twitter montrant des véhicules de la police ciblés par des jets de pétards et de cocktails Molotov.
A hijacked Van has been set alight in Fanad Drive in Creggan #Derry and fireworks have been thrown at police vehicles pic.twitter.com/v8C7zTN6dq— Leona O’Neill (@LeonaONeill1) April 18, 2019

Une ville marquée par les “Troubles”
“À cette étape de l’enquête, nous pensons que ce meurtre a été perpétré par un membre violent de l’Armée républicaine irlandaise”, a annoncé le sous-préfet du district, Mark Hamilton. La ville de Londonderry est connue pour les violences qui s’y sont déroulées notamment lors de la période des “Troubles”. Des années 1960 à la fin du XXe siècle, de nombreux épisodes d’agitations politiques et d’affrontements ont éclaté entre républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique, provoquant la mort de plus de 3 500 personnes. C’est à Londonderry, qu’a eu lieu le “Bloody Sunday” le 30 janvier 1972, lorsque vingt-huit personnes ont été tuées par des soldats de l’armée britannique.
Arlene Foster, cheffe du parti unioniste nord-irlandais (DUP) s’est rapidement exprimée en faisant référence à cette période de l’histoire : “Personne ne veut retourner aux “Troubles”. Elle a également condamné cet “acte insensé”, tout comme le parti nationaliste Sinn Féin qui a qualifié le meurtre de Lyra McKee d’”attaque contre toute la communauté, contre le processus de paix, et contre l’Accord du vendredi saint”, qui a mis fin aux Troubles en 1998.
Lyra McKee enquêtait sur les nombreux suicides de la génération suivant celle qui a vécu les Troubles, comme l’a rappelé Arrêt sur Images. Elle était notamment en contact avec l’université d’Haifa en Israël qui étudie la “transmission intergénérationnel du trauma” de la Shoah. Arrêt sur Images regrette que la journaliste ne puisse pas terminer son enquête.



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Publish date : 2019-04-19 12:55:14

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Accusé de harcèlement sexuel, Thomas Guénolé réagit

Accusé de harcèlement sexuel, Thomas Guénolé réagit




Thomas Guénolé a lancé sa riposte. Après avoir publié un communiqué au vitriol, le 18 avril, mettant en cause (entre autres) le manque de démocratie interne de France insoumise (LFI), et alors que le comité électoral du mouvement populiste de gauche a révélé l’existence d’une enquête interne le visant pour des accusations de harcèlement sexuel, il annonce son intention de porter plainte. “Mon avocat va porter plainte contre l’accusatrice pour dénonciation calomnieuse, par ailleurs une plainte est en préparation contre la France insoumise”, a-t-il annoncé jeudi soir à franceinfo.
“Je ne me laisserai pas attaquer”
Comme nous vous le racontions, le Pôle d’écoute et de vigilance contre les violences sexuelles et sexistes de LFI a été saisi le 3 mars. “La personne concernée, qui se dit victime de harcèlement sexuel, a été auditionnée le 14 mars. Nous avons émis des préconisations, qui ont été transférées à la Comission électorale le 15 mars. Celle-ci a contacté Thomas Guénolé pour l’auditionner, mais il a refusé d’être auditionné sans son avocat. Il voulait judiciariser la procédure interne”, explique Manon Coleou, membre du pôle. Selon les informations de Mediapart, c’est une étudiante de Sciences Po qui s’est plainte auprès de la France insoumise, en raison du comportement de Thomas Guénolé lorsqu’il était son professeur. Le Pôle antisexiste de LFI avait requis “l’exclusion de Thomas Guénolé”.

Au micro de franceinfo, Thomas Guénolé dément formellement les accusations qui pèsent sur lui. “Je ne me laisserai pas attaquer sans bouger (…) vous avez, vous-même, rappelé la gravité ahurissante des accusations qui ont été lancées contre moi, qui sont des accusations calomnieuses”, dit-il. “Rendez-vous compte pour moi, pour ma femme, pour mes parents dont je porte le nom, vous annoncez : ‘Thomas Guénolé, accusé de harcèlement sexuel’, il y a des gens qui nous écoutent, il y a des gens qui nous regardent et qui entendent cela. Il y a mon nom et il y a cette horreur”, poursuit-il.
“Le premier qui dit la vérité doit être exécuté”
C’est en raison de cette accusation, et du refus de LFI de lui communiquer des documents expliquant exactement de quoi il était accusé, qu’il a pris les devants en publiant un communiqué hier : “J’ai estimé, que là, je me retrouve en train d’être broyé dans un mécanisme accusatoire stalinien”. Les responsables de LFI se sont dits globalement choqués par cette défense. “Pour faire contre-feux, il utilise la question très sérieuse de la démocratie dans un mouvement qui prône une sixième République. Le faire avec cette virulence à un mois des européennes, pour couvrir ces faits, c’est une méthode délétère”, estime Clémentine Autain, députée LFI. “C’est normal que je sois isolé puisque le premier qui dit la vérité doit être exécuté”, estime pour sa part Thomas Guénolé.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/accuse-de-harcelement-sexuel-thomas-guenole-reagit/

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Publish date : 2019-04-19 10:36:36

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Macron remet la Légion d’honneur à Houellebecq

Macron remet la Légion d’honneur à Houellebecq




Jeudi 18 avril a eu lieu, à l’Elysée, la cérémonie de remise de la Légion d’honneur à Michel Houellebecq. L’écrivain français de 63 ans, l’un des auteurs tricolores les plus traduits à l’étranger, a fait un carton avec son septième livre, Sérotonine (éd. Flammarion), qui plonge ses lecteurs au cœur de la France rurale et souffrante.
Sarkozy, Beigbeder et Valeurs Actuelles
Le prix Goncourt 2010 pour La Carte et le territoire faisait partie de la liste des promus du 1er janvier, au grade de chevalier. Parmi ses invités, ce soir-là : Nicolas Sarkozy, selon l’AFP, ainsi que le chanteur Jean-Louis Aubert, qui a mis en musique ses poèmes, Alain Finkielkraut ou encore Frédéric Beigbeder. Selon Le Parisien, étaient également présents le journaliste David Pujadas et plusieurs membres de la rédaction de Valeurs Actuelles.
Sortie de l’Élysée
Michel Houellebecq et son épouse Lysis après la remise de la Légion d’honneur par @EmmanuelMacron pic.twitter.com/q40yMkMRxv— Jérôme Coumet (@jerome_coumet) April 18, 2019

Dans une tribune au Monde, l’écrivain Jean-Philippe Domecq s’est interrogé sur la pertinence de la décision du président de la République de remettre la Légion d’honneur à l’auteur de Soumission. Emmanuel Macron et Michel Houellebecq se sont rencontrés en 2016 à Bercy. A cette époque, nous les avions interviewés à l’occasion d’un numéro spécial où le romancier était rédacteur en chef invité.
>> A lire aussi : “Houellebecq et les Inrocks”, épisode 8 : entretien croisé avec Emmanuel Macron : “Je ne crois pas au référendum permanent”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/19/actualite/actualite/macron-remet-la-legion-dhonneur-houellebecq/

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Publish date : 2019-04-19 10:03:57

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Notre-Dame : l’émouvante une du “New Yorker”

Notre-Dame : l’émouvante une du “New Yorker”




Dans la pénombre, la silhouette de Notre-Dame se dessine sur un fond jaune orangé. Seule la rosace est éclairée en transparence. Le magazine étasunien The New Yorker a dévoilé mercredi 17 avril sa nouvelle une, trois jours après l’incendie qui a détruit une partie de la cathédrale française.
“Des flammes peut surgir une renaissance”
Dans ce dessin, signé par Bob Straake, Notre-Dame est, à la fois, en proie aux flammes, mais aussi pétrie d’une lumière symbolisant l’espoir. “Si l’Histoire nous a enseigné quelque chose, c’est que des flammes peut surgir une renaissance”, a philosophé l’illustrateur. Cette une a été saluée de nombreuses fois sur les réseaux sociaux.
Superbe une du New Yorker. https://t.co/rvinpovhJN pic.twitter.com/iIYVDDlZbN— Philippe Corbé (@PhilippeCorbe) April 17, 2019

L’incendie de l’église parisienne a provoqué une vague d’émotions à travers le monde entier. Les dessins d’artistes rendant hommage à cette oeuvre architecturale circulaient avant même que le feu ne soit éteint. Des promesses de dons de près d’un milliard d’euros avaient également été enregistrées jeudi 18 avril au matin.
Ce dessin de l’architecte et illustratrice Cristina Correa Freile fait le tour du monde. Son Quasimodo qui enlace la cathédrale Notre-Dame de Paris ne laisse personne insensible aujourd’hui. via Instagram pic.twitter.com/jkWpJmZjnO— Bruno Guglielminetti (@Guglielminetti) April 15, 2019

Notre Dame, Notre Âme..#NotreDame #NotreDamedeParis #NotreDameFire #Paris #France #Macron #Art #History #Gothic #VictorHugo #cartoon #dessin #DessinDePresse pic.twitter.com/l3lg0dVsXE— swaha (@swahacartoons) April 16, 2019

France Paris cathédrale Notre Dame … Dessin de Pope 2019 😊 pic.twitter.com/UporWbUVDP— Barthe Claude (@BartheCloclo) April 16, 2019




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Publish date : 2019-04-18 10:52:34

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Le cannabis reste la substance illégale préférée des Français

Le cannabis reste la substance illégale préférée des Français




Près d’un Français sur deux a déjà expérimenté le cannabis d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Cela fait de cette drogue la substance illicite la plus consommée en France. Elle fait aussi partie des trois principaux produits psychoactifs consommés à l’adolescence (après l’alcool et le tabac).
Quatre jeunes de 17 ans sur dix en ont déjà consommé
Cette substance illicite est très populaire chez les adolescents. D’une part, quatre jeunes de 17 ans sur dix ont déjà consommé du cannabis. D’autre part, 7,4% d’entre eux présentent un risque élevé d’un usage problématique de cette drogue et 7% déclarent avoir consommé du cannabis au moins dix fois au cours du dernier mois.
L’Observatoire souligne la forte accessibilité aux substances psychoactives licites et illicites pour les jeunes. Seulement 12% de jeunes n’ont jamais consommé ni alcool, ni tabac, ni cannabis. Par ailleurs, la moitié des jeunes de 17 ans a déjà expérimenté la chicha et la cigarette électronique.
Chez les adultes, 45% des Français ont déjà consommé du cannabis. Un adulte sur dix en a consommé dans l’année, un chiffre bien loin devant celui de l’usage de la cocaïne qui concerne sept fois moins de personne avec environ 1,6% d’usagers dans l’année. Quant aux autres drogues, les champignons hallucinogènes et la MDMA/ecstasy ont été testés par 5% des adultes en France.
Un Français sur dix boit tous les jours
L’observatoire rend également des conclusions sur la consommation d’alcool et de tabac, les substances licites les plus consommées par les Français. Le tabac a plus d’usagers quotidiens (27%) que l’alcool (10%). D’après le rapport, la baisse de la consommation de ces deux produits se poursuit dans l’ensemble de la population.
Une majorité des jeunes de 17 ans ont déjà bu de l’alcool. En revanche, la part de ceux qui n’en ont jamais bu a quasiment triplé en quinze ans, tout comme au Royaume-Uni. Si ces chiffres semblent positifs, l’Observatoire rappelle tout de même que le tabagisme et la consommation nocive d’alcool constituent les deux premières causes de mortalité évitable en France (73000 décès par an attribuables au tabac et 41000 à l’alcool).



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/04/18/actualite/actualite/le-cannabis-reste-la-substance-illegale-preferee-des-francais/

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Publish date : 2019-04-18 12:21:56

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Les Inrocks

Fondation Abbé Pierre : “Les morts de la rue sont moins bankables qu’une cathédrale”

Fondation Abbé Pierre : “Les morts de la rue sont moins bankables qu’une cathédrale”




Après le catastrophique incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, lundi 15 avril, les dons ont afflué en nombre pour sa reconstruction. Aujourd’hui, on parle d’une somme d’un milliard d’euros récoltés. Un élan de générosité qui a interpellé la Fondation Abbé Pierre qui a tweeté, le lendemain : “400 millions pour #NotreDame, merci @KeringGroup @TotalPress @LVMH pour votre générosité : nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1 % pour les démunis, nous serions comblés.” Car pour Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation, cette générosité soudaine ne doit pas détourner du regard les nombreux autres combats qu’il reste à mener, en particulier concernant le mal-logement.
https://twitter.com/abbe_pierre/status/1118191722364715008
 
La fondation Abbé Pierre a réagi par un tweet à l’afflux de dons pour reconstruire la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Quel en est le sens ?
Manuel Domergue – Nous avons tous été choqués par cet incendie de la cathédrale Notre-Dame et nous sommes très heureux de voir qu’un énorme élan de solidarité s’est mis en place pour participer à sa reconstruction. Après, quand on regarde la baisse des dons pour le monde associatif qui vient en aide aux personnes défavorisées, aux personnes mal-logées, aux miséreux depuis plusieurs mois, ça interroge… On se demande si cet élan de générosité ne pourrait pas aussi profiter à toutes ces œuvres et associations.
On espère donc que la solidarité s’additionnera et que cela amènera les gens à s’interroger sur d’autres urgences qui sont toutes aussi importantes. Maintenant qu’on a récolté un milliard d’euros pour cette cathédrale, peut-être que les personnes qui ont eu envie de faire un geste pourront en faire un pour les personnes qui sont mal-logées. L’abbé Pierre disait : “Une belle ville est belle pas seulement quand il y a une belle cathédrale mais aussi quand il n’y a pas de taudis et de gens qui dorment dans la rue”.
Cette baisse des dons représente quoi pour une fondation comme la fondation Abbé Pierre ?
Nous n’avons pas été les plus touchés par la baisse récente des dons qui est essentiellement liée à la réforme de l’ISF. Nous avons 300 000 donateurs dont principalement de petits et moyens donateurs qui donnent en moyenne 90 euros par an. Nos dons stagnent néanmoins depuis plusieurs années mais d’autres associations ont connu des baisses de 20 à 30 %, notamment celles qui étaient très dépendantes des défiscalisations liées à l’ISF. Notre budget est de 40 millions d’euros chaque année soit ; le milliard récolté en deux jours représente donc 25 années de fonctionnement de la fondation.
Quel a été l’impact concret du changement de l’ISF en IFI ?
Il y a trois fois moins d’IFI qu’il n’y avait d’ISF et donc l’incitation à défiscaliser a été divisée par trois, elle touche beaucoup moins de monde. De grands donateurs se sont rétractés de certaines causes. Le gel des pensions de retraite nous a également fait du tort ; on sait que les donateurs sont principalement des personnes âgées. On a reçu beaucoup de lettres de retraités qui nous disaient que c’était plus difficile pour elles et qu’elles mettaient un terme – ou du moins suspendaient – leur aide. L’année n’a pas été facile.
A la fin du mois de mars, vous avez publié un appel pour un plan d’urgence de 100 millions d’euros, en faveur du mal-logement…
Ce plan s’adresse à la puissance publique, aux collectivités locales et à l’État surtout, pour compenser les importantes coupes budgétaires sur les questions du logement. On n’appelle pas à la générosité publique pour avoir un plan de réduction des expulsions locatives et il ne faut pas croire que la solidarité privée pourrait se substituer à une action politique. Le mal-logement est un problème politique qui appelle des réponses politiques, des budgets publics.
La générosité privée peut être utile à un moment pour trouver des solutions et expérimenter des nouvelles pratiques associatives et interpeller l’Etat. Chaque année, l’administration injecte 40 milliards d’euros d’effort public pour le logement. Même s’il y avait une générosité privée importante pour le logement, ce ne serait pas à l’échelle du problème. On ne veut pas faire croire que la générosité privée pourrait suffire et justifier le désengagement de l’Etat. Elle sert à expérimenter des choses, à interpeller l’Etat et aussi à lui faire honte en leur disant : “Regardez, les citoyens sont prêts à donner, à agir. Il faut que la collectivité relaie”.
Parmi les grands donateurs ces derniers jours, y a-t-il des contributeurs à la fondation Abbé Pierre ?
On travaille sur des campagnes d’affichages depuis de nombreuses années avec JC Decaux. Concernant les autres, à ma connaissance, je ne crois pas qu’il y ait des partenariats actuellement… Ce n’est pas surprenant de voir qu’on arrive à dégager des montants très importants pour cette cause-là qui est très médiatique. Les morts de la rue sont moins bankables qu’une cathédrale. C’est le sens de notre appel. Il y a manifestement beaucoup d’argent et nous pensions qu’il est possible de l’utiliser à l’avenir, maintenant que ce chantier de reconstruction est bien financé, de voir qu’il y a d’autres causes et voir s’il y a la même générosité en réserve, pour les associations qui en ont besoin.
 



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Publish date : 2019-04-18 12:58:44

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